"La France a vécu un triste week-end.
Des mairies et des bâtiments publics incendiés, du mobilier urbain saccagé, des commerces pillés… Les images de ces violences sont révoltantes et profondément inquiétantes pour notre pays.
Face à de telles scènes, il ne s’agit plus de quelques débordements isolés, mais de véritables déchaînements de violence, menés par des hordes de sauvages qui semblent n’avoir qu’un seul objectif : semer le chaos, détruire et intimider. De tels actes sont inacceptables et doivent appeler une réponse ferme de l’État. Aucune revendication, quelle qu’elle soit, ne saurait justifier de telles exactions.
Mais il est tout aussi regrettable que ces violences aient éclipsé l’essentiel : les nombreuses manifestations et les revendications légitimes de celles et ceux qui expriment leur colère, leurs difficultés et leurs inquiétudes. Derrière ces images de saccages, il y a aussi une France qui souffre, qui doute, qui se sent parfois abandonnée et qui aspire simplement à être entendue. La violence de quelques-uns ne doit pas réduire au silence la voix de tous les autres. C’est précisément parce que ces revendications méritent d’être écoutées qu’il est indispensable de distinguer les manifestants pacifiques de ceux qui choisissent la destruction.
Au nom du conseil municipal, je condamne avec la plus grande fermeté ces attaques et ces dégradations. J’adresse tout mon soutien et ma solidarité à mes collègues élus des communes touchées, qui voient leurs bâtiments publics, symboles de la République et lieux de proximité avec les habitants, pris pour cible.
J’ai également une pensée sincère pour les commerçants victimes de ces pillages et de ces destructions. Derrière chaque vitrine brisée, chaque commerce saccagé, il y a des années de travail, des investissements, des sacrifices et parfois toute une vie réduite à néant. Ces femmes et ces hommes ne doivent pas être les oubliés de ce week-end.
Notre pays a besoin d’apaisement, de respect et de dialogue. Il a besoin d’autorité face à ceux qui détruisent, mais aussi d’écoute et de considération envers celles et ceux qui expriment légitimement leurs difficultés. On ne peut pas répondre à la souffrance par le mépris, pas plus qu’on ne peut accepter que la colère serve de prétexte à la violence.
C’est dans cet équilibre entre fermeté, justice et écoute que nous pourrons retrouver le chemin du dialogue et de la confiance."
Le Maire, Catherine MERCIER.